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Tuto masque Covid19 pour aider les soignants exposés au virus

masque protection coronavirus pour CHU Grenoble

Venir en aide aux médecins et personnel soignant

Pour répondre à l’appel à l’aide du CHU de Grenoble en manque cruel de masques pour se protéger du Coronavirus (pour le personnel soignant ne prenant pas en charge de patients Covid19) j’ai testé et légèrement modifié le modèle envoyé par l’hôpital (la coulisse était un peu trop juste pour passer l’élastique qui permettra de le fixer autour des oreilles). Les modifications concernent juste 0,5cm ajoutés au niveau de la coulisse. Je vous ai préparé un tuto tout en images pour bien comprendre les différentes parties de ce patron. Vous trouverez ci-dessous 18 images pour vous aider à coudre ces masques. Plus l’hôpital en recevra mieux ce sera. Pour ma part, j’ai décidé d’en coudre au moins 10, avec l’aide de Cécile Bériot de « La maison de la couture » à Grenoble. C’est elle qui m’a fourni tout le matériel nécessaire pour les coudre et je l’en remercie (sauf le modèle qui m’a servi à réaliser ce pas-à-pas que j’ai cousu avec des chutes de tissu). Merci aussi au docteur Llerena, pneumologue au CHU qui a relayé cet appel à l’aide de la direction de l’hôpital.

Je précise que le tuto initial provient du site craftpassion.com. Vous pouvez retrouver les 4 tailles (homme, femme, enfant, bébé) du patron dans cet article. Il vous faudra environ 20cm de tissu en coton (important) pour qu’il soit lavable à 40° ou 60° et 20cm de molleton ou de polaire. Ainsi que 60cm d’élastique rond (si vous n’avez pas d’élastique rond, le plat fera l’affaire et dans ce cas on peut le coudre en deux parties à chaque bord du masque, haut et bas).

Le tuto du masque en images

Pour ma part, après avoir imprimé le patron proposé sur le site, j’ai choisi de coudre un premier masque taille « femme et ado ». J’ai découpé les contours du papier imprimé et j’ai apposé la forme sur mon tissu replié en deux, endroit du tissu contre endroit du tissu.

Pour me faciliter la couture, j’ai dessiné avec un stylo « frixion » (qui s’efface à la chaleur d’un fer à repasser par exemple, mais vous pouvez aussi le faire avec un crayon à papier ou une craie de couturière) le contour du masque. C’est à cet endroit qu’il faut coudre.

Contrairement à ce que préconise le patron initial j’ai ajouté 3cm et non pas 2,5cm sur le petit côté. Comme j’ai eu un peu de mal à visualiser ce que cela signifiait (il y avait un « x » et un « s » à « aux petits côtés » qui m’ont perturbée), il s’agit bien d’ajouter ces 3cm uniquement sur la partie extérieure du masque. Pour la partie intérieure il ne faut pas ajouter ces 3cm, comme le montre la photo-ci-dessous.

Partie intérieure du masque Covid 19
Partie extérieure du masque covid 19 : on va coudre la partie dessinée en noir

Ce que j’appelle la « partie extérieure » c’est en fait la partie qui fait face au public. La partie intérieure est la face qui touche le visage. Le molleton (ou la polaire) est entre ces deux faces. Il est non visible.

La partie en polaire ou molleton :

On commence la couture

On coud sur le trait noir
avec un point un peu serré (longueur du point 2,5)

La première partie à coudre est la partie qui suit les courbes de votre nez, c’est à dire la partie la plus arrondie du patron. D’abord sur la face extérieure, puis sur la face intérieure. Il faut ensuite cranter cette couture sur les deux faces tout le long de l’arrondi : cela évite de faire craquer les points et permet au masque de s’adapter à la forme de votre visage. Cranter c’est faire des entailles en forme de V avec des ciseaux en s’arrêtant 1mm avant la couture

Il faut cranter cette couture pour que ça s’ajuste bien
La partie extérieure et la partie intérieure sont maintenant crantées

On assemble l’extérieur et l’intérieur du masque

On assemble l’extérieur avec l’intérieur endroit contre endroit

Il faut coudre ces deux parties endroit contre endroit en commençant par le milieu (qui correspond au haut de votre nez et au milieu de votre visage). Ici on remarque que la partie extérieure est dessous et on voit bien dépasser les 3cm qui vont permettre de coudre la coulisse.

Insérer le molleton

Pour insérer le molleton (ou la polaire) il va falloir le positionner dessus vos deux parties préalablement assemblées par le dessus. À ce stade, j’ai choisi de coudre le molleton en même temps que le bas de mon masque pour lui éviter de trop bouger quand on retournera l’ensemble. J’ai donc piqué à ras de la partie basse (qui correspondra au bas de votre visage). Ne vous inquiétez pas si vous n’y arrivez pas, le molleton sera aussi maintenu grâce aux surpiqûres que l’on va coudre après avoir retourné le masque sur l’endroit.

Le molleton (ou la polaire) se situe au dessus des deux parties

Ensuite, on retourne le masque sur l’endroit. La polaire (ou molleton) va se retrouver prise en sandwich entre les deux faces de tissu en coton. On la pousse bien jusqu’à ce qu’elle se cale sur le rebord du patron. Pour faire la surpiqûre et bien maintenir toutes les parties ensemble, j’ai augmenté la longueur de mon point. J’étais à 2,5…

La longueur du point est augmentée

Je suis passée à une longueur de 4. J’ai surpiqué le milieu (qui correspond à l’arête du nez, ainsi que le haut et le bas du masque).

Créer la coulisse pour attacher le masque autour des oreilles

On va maintenant créer une coulisse pour faire passer l’élastique qui permettra de fixer le masque aux oreilles. On coupe 2 fois 30cm d’élastique rond. On a notre masque sur l’endroit avec deux parties de 3cm qui dépasse de la face extérieure. On va replier ces 3cm de la face extérieure, en pliant une première fois le tissu vers l’intérieur, puis une deuxième fois pour arriver au bord de la partie intérieure (il faut que ça se chevauche sur environ 2 ou 3 millimètres).

Le masque est retourné sur l’endroit
On coud tout le long en laissant bien la place pour faire coulisser l’élastique
On coud à ras de la coulisse
On rentre l’élastique dans la coulisse

On accroche une petite épingle de sureté à notre morceau de 30cm d’élastique et on le fait glisser dans la coulisse.

L’élastique est dans la coulisse. On répète l’opération de l’autre côté

Et voilà le masque porté !

Il enveloppe bien le nez et le bas du visage

Ce pas-à-pas a été réalisé à l’arrache à 6h du matin. Je vous prie de m’excuser pour la piètre qualité des photos. Diffusez ce tuto à toutes les personnes de votre entourage qui savent coudre. Je mettrai ici très vite les modalités pour apporter les masques que vous aurez cousu auprès du CHU de Grenoble ou d’autres CHU (ou auprès de votre médecin de ville ou de campagne). Je rappelle que ces masques ne sont pas destinés aux services de réanimation mais à tous les services de soins ne prenant pas en charge de patients Covid19 ainsi qu’aux services supports. Ce même modèle peut aussi servir aux personnes travaillant en EHPAD, aux infirmiers et médecins libéraux et aux personnes qui doivent aller travailler sans possibilité de télétravail.

Le patron à imprimer

Vous trouverez ci-dessous le tuto initial de craftpassion dans lequel vous pourrez télécharger le patron pour coudre ce masque de protection en 4 tailles (homme, femme et ado, enfant, bébé).

EDIT du 23 mai 2020 : Vous pouvez également trouver un nouvel article avec différents tutos de masques sur le site Happy DIY Home. Pour le lire il suffit de cliquer ici

La vie des uns, l'avis des autres

Salon « créations & savoir-faire » 2019

affiche salon csf 2019

Rendez-vous des passionnés de DIY, le salon « créations & savoir-faire » se tiendra à Paris du 27 novembre au 1er décembre 2019

Au commencement était le blog

Vos gueules les millenials ! Bien avant Facebook aujourd’hui largement dépassé par Instagram et Youtube, on a commencé à parler publiquement de notre passion pour le DIY à travers un blog. Pire encore, certains (dont je fais partie, mais ne le dites à personne je suis persuadée que j’ai tout juste 30 ans) ont même d’abord échangé autour d’une passion commune à travers un groupe Yahoo. Ce n’est pas une raison pour nous asséner un sec « OK boomer » ! Ces activités créatives occupent une place de plus en plus grande dans une société qui cherche à retrouver du sens. Et donc même vous, vous vous damnez pour apprendre à coudre ou à tricoter. À juste titre. Bien souvent cette quête commence lors de la visite du salon « créations & savoir-faire » qui se tient chaque année à Paris.

Pour avoir construit une partie de mon métier autour du mariage entre le DIY et internet, j’ai eu le temps depuis 2011 d’interviewer des centaines de passionnées de couture, tricot, crochet, scrap ou broderie. C’est grâce aux blogs et à l’engouement que leurs créations suscitaient, qu’au milieu des années 2000 tout un tas de jeunes femmes ont osé clamer haut et fort qu’elles aimaient pratiquer des activités créatives. Jusque-là, elles se gardaient bien de révéler leur passion pour la couture ou le tricot. Elles en avaient presque honte … Quand on voit aujourd’hui les millions d’occurrence des hashtags couture, tricot, crochet ou DIY, on se dit que les choses ont bien évolué. Un coming-out qui trouve tout son sens lors des salons « créations & savoir-faire » ou « l’aiguille en fête ».

affiche salon créations & savoir-faire 2019

Mieux qu’un réseau social la rencontre « in real life »

Pour autant, après avoir constaté qu’elles étaient loin d’être seules, grâce aux blogs puis aux réseaux sociaux, elles ont souvent eu envie de prolonger la conversation en se rencontrant dans la vraie vie. Et quoi de mieux qu’un salon pour :

  • passer du temps ensemble,
  • s’échanger des bons tuyaux,
  • découvrir de nouvelles marques,
  • discuter avec créatrices et créateurs,
  • et repartir avec 10 000 idées nouvelles.

Si je ne devais en garder qu’un ce serait « Créations & Savoir-Faire » ! Et c’est ce que je fais en dehors des festivals thématiques comme le « knit and eat » par exemple, tant il regroupe en un seul lieu toute la liste de mes envies. J’y vais autant pour découvrir en live des choses épinglées sur mes tableaux Pinterest ou enregistrées sur Instagram que pour revoir mes amies crafteuses éparpillées aux quatre coins de la France (ou de l’Europe pour certaines).

Une visite préparée avec soin

Situé dans l’un des halls du parc des expositions de la Porte de Versailles, le salon est immense. Pour être sûre de ne pas louper les stands que j’aime, je prépare toujours ma visite quelques jours avant. La liste des 250 exposants est bien pratique pour construire un parcours personnalisé.

Prévoyants, les organisateurs ont créé des parcours thématiques qui peuvent être utiles aux monomaniaques (ils en avaient peut-être assez de retrouver des filles perdues errant dans les allées à la recherche de leur marque chouchoute). Hélas, je n’en suis pas et ce ne sont pas moins de 40 exposants et leur adresse que j’ai déjà notés dans mon carnet. Quand on aime on ne compte pas, c’est ce que je répète toutes les années à mon banquier ! Si j’y vais en premier lieu pour mon travail de rédactrice de contenus web, ce salon est toujours l’occasion de découvrir les nouveautés, flairer les nouvelles tendances et bien évidemment passer du temps avec d’autres passionnées devenues des amies au fil des années.

Et vous, c’est quoi votre salon DIY (ou pas) préféré ?

Racontez-moi ce qu’il représente pour vous dans les commentaires.

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Tournicote : « j’ai appris à crocheter pour fabriquer les jouets de mes enfants »

Marcellin lapin crocheté création Tournicote

Sandrine aka Tournicote a appris à crocheter pour offrir des cadeaux fait main à ses enfants et fabriquer leurs jouets. De fil en aiguille son travail a intéressé des gens dans le monde entier puis un éditeur. Après deux livres couronnés de succès elle a ouvert sa boutique en ligne sur Etsy. Rencontre

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