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Emilie Pouillot-Ferrand : la couture comme fil conducteur

Coudre Emilie Pouillot Ferrand éditions La plage un livre pour apprendre la couture et se perfectionner

Dans son livre Coudre : initiation et perfectionnement, l’auteure nous propose un véritable tour d’horizon de la couture. Richement illustré il sera un allié indispensable. Rencontre

Bonjour Emilie, avant de parler de votre livre, j’aimerais pouvoir vous présenter à nos lecteurs. Qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

Je m’appelle Emilie Pouillot-Ferrand, j’ai longtemps habité dans la région Grenoble où j’étais journaliste en presse écrite pour un groupe de presse magazine. Nous habitons désormais dans les Hautes-Alpes à Gap, où j’ai suivi mon compagnon lorsqu’il a changé de travail. J’y ai moi même installé mon activité puisque je donne désormais des cours de couture individuels ou en groupe pour adultes et pour enfants.

Comment passe-t-on du journalisme à l’écriture d’un livre et aux cours de couture ?

Lorsque nous avons déménagé à Gap, j’en ai profité pour faire un bilan de compétence pour faire le point sur ce que j’avais envie de faire. J’avais toujours la couture en tête qui était devenue une vraie passion. J’avais suivi de nombreux cours, notamment à la maison de la couture avec Cécile* et d’autres intervenantes. Une amie, Claire Chapouteau (connue sur la blogosphère et dans le milieu de l’édition sous son pseudo Cléa) a parlé de moi à son éditrice, Laurence Auger, fondatrice des éditions « La plage ». Elle était en train de monter une nouvelle collection « L’embobineuse » sur le thème de la couture et cherchait des auteurs pour différents projets.

Et vous avez choisi cette véritable encyclopédie de la couture…

Oui, sans hésiter, même si c’était le plus gros projet. J’ai eu un mois pour lui proposer un pas-à-pas, un chapitre un peu avancé, quelques photos et un sommaire. Elle a validé l’ensemble et c’est comme cela que ce projet a démarré. Pour moi c’était extraordinaire car j’ai toujours grandi avec les livres. C’était d’ailleurs l’objet de mes études. Imaginer mon nom apposé sur une couverture de livre c’était fabuleux.

Venons-en à la couture. Vous dîtes en introduction que vous avez découvert la couture lorsque vous attendiez votre premier enfant. Vous avez commencé toute seule avec une machine à coudre prêtée par votre maman avant d’en acheter une. Les cours sont venus par la suite. Selon vous, c’est indispensable ?

Indispensable, non. J’ai commencé à bidouiller toute seule dans mon coin. Par contre, je trouve qu’après, pour gagner en aisance, en autonomie, en rapidité, c’est vraiment bien. Et maintenant que je donne des cours de couture à Gap, je me rends compte que c’est important. Dernièrement j’ai formé quatre jeunes femmes qui travaillent ensemble. Je leur ai appris à coudre une jupe. Elles ont toutes terminé leur jupe et maintenant elles m’envoient des photos de leurs créations. C’est tout ce dont je pouvais rêver, car c’est la transmission qui m’intéresse.

Il y a d’ailleurs dans votre livre, une préface de Cécile Bériot* pour qui la couture est une passion enrichie par le plaisir de transmettre…

Oui, et toutes les gentilles choses qui m’arrivent depuis la parution du livre m’émeuvent énormément car je ne l’ai pas fait pour moi mais pour transmettre quelque chose que j’avais moi aussi reçu. La couture c’est le partage avant tout. Cécile, en dehors de ma mère, c’est la personne qui a ce plaisir de partager avec d’autres. Quand on est en cours dans son atelier, c’est toujours dans la bonne humeur. D’ailleurs ça me manque de ne plus pouvoir y aller depuis que nous n’habitons plus à Grenoble.

Moi qui couds depuis longtemps, j’ai appris plein de choses dans votre livre. J’ai l’impression que vous vous êtes adressée à un public très large et que ce livre va les suivre tout au long de leur progression…

Oui, l’idée était qu’il soit accessible aux débutants comme aux personnes plus averties. Un enfant de 8-10 ans qui a envie d’apprendre à coudre y trouvera son compte, comme la personne qui veut savoir comment coudre un biais, une poche passepoilée ou une fente capucin.

C’est aussi pour cela que j’ai choisi trois relecteurs avec des niveaux différents, afin que chacun y trouve son compte. Tous ont été de précieux conseillers. Nicolas, mon compagnon qui a fait partie des relecteurs dit en riant que techniquement il sait désormais tout faire.

©Nathalie Delimard – crédit photos : éditions La plage

 

La deuxième partie de cette interview est à lire ici.

 * propriétaire de La maison de la couture à Grenoble

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3 Commentaires

  • Réponse
    Marie Monier
    10 avril 2017 at 15 h 22 min

    Tout ceci me donnerait presque envie de déménager pour suivre des cours à Gap…Heureusement, il y a ce livre qui a l’air bien pensé. J’attends avec impatience la suite de cette interview.

  • Réponse
    La couture, c'est faire des choses qui ont du sens - Passe moi l'web
    13 avril 2017 at 10 h 11 min

    […] Emilie Pouillot-Ferrand : la couture comme fil conducteur […]

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